Archives de la catégorie : Visites de domaines

Le 16 février dernier les étudiants du Mastère CIVS se sont rendus en visite dans plusieurs domaines Bourguignons. Notre première étape nous a conduits au prestigieux domaine du Clos des Lambrays, sur la commune de Morey-Saint-Denis. Malgré le froid persistant qui s’est installé sur la Bourgogne depuis quelques semaines l’ambiance s’est vite réchauffée grâce à l’accueil chaleureux de Monsieur Thierry Brouin. Dans le très beau jardin du domaine, sous la ramure d’un cèdre bicentenaire, le gérant et œnologue du domaine nous a régalé de sa bonne humeur et de sa grande connaissance du vignoble bourguignon. Les vielles bâtisses du domaine ont rappelé à nos jeunes esprits que le Clos des Lambrays a une longue histoire derrière lui. Monsieur Brouin s’est fait plaisir de nous la rappeler.

C’est en 1365 que, pour la première fois, est apparu dans les titres de l’Abbaye de Citeaux le nom d’une parcelle de vigne située au « Cloux des Lambrey ». A la révolution Le Clos des Lambrays a été divisé entre 74 propriétaires différents, et a changé plusieurs fois de mains au cours des XIXè et XXè siècles. Telle une belle endormie le domaine conserva un charme certain mais n’a pas toujours bénéficié des soins dus à son rang.  Il a toutefois été classé en Grand Cru par un décret du 27 avril 1981. Pour anecdote, ce fut le dernier décret signé par le premier ministre de l’époque Raymond Barre.

L’année 1996 sera décisive dans l’histoire du Clos des Lambrays. Le Domaine devint la propriété de Günter et Ruth Freund, un couple allemand qui connaissait et appréciait la Bourgogne depuis longtemps. Günter Freund était à cette époque Chevalier du Tastevin depuis déjà plus de 20 ans et il a ensuite été promu commandeur en 2002. Passionné de vin ce dernier était en outre le meilleur client du domaine, avec en moyenne une caisse commandée par semaine ! Nul doute qu’il aimait faire découvrir ce climat exceptionnel à ses amis.  Les époux Freund ont mis tout leur cœur et leur passion dans la restauration des bâtiments, et ils ont beaucoup investi dans le vignoble. Monsieur Freund est décédé en novembre 2010 avec sans doute la satisfaction d’avoir redonné tous son lustre à ce joyau du patrimoine viticole bourguignon.

En ce qui concerne la production le domaine produit un peu de Puligny-Montrachet ainsi qu’un Morey-Saint-Denis en appellation communale et en Premier Cru. Mais il doit sa renommée à son monopole sur le Grand Cru éponyme du Clos des Lambrays. J’ai dit monopole ? Je voulais dire quasi-monopole. En effet le domaine des Lambrays n’a plus le droit de revendiquer la prestigieuse mention de monopole, et ce depuis qu’un vigneron du voisinage a reconverti quelques ares de son potager en vigne pour produire sa propre cuvée du Grand Cru. Philosophe, et même un peu caustique, Monsieur Brouin s’amuse de cette situation, qui contribue au caractère inimitable du vignoble bourguignon.

Après cet intermède historique nous nous sommes rendus dans la cuverie. Une fois de plus nous avons pu constater que tradition et modernité font très bon ménage en Bourgogne. Table de tri, cuves thermo régulées, pigeur pneumatique et soins constants de l’équipe de production assurent une qualité optimum. Mais la technique la plus pointue ne serait d’aucune utilité sans de très beaux raisins. Ces derniers, quand ils sont issus du fameux Clos (qui est réellement muré) proviennent d’une parcelle idéalement placée sur la fameuse bande en milieu de coteaux de la Côte de Nuits. Ils sont entièrement vendangés à la main et sévèrement triés. S’ensuit une vinification en grappes entières et une cuvaison de 15 à 18 jours, un pigeage quotidien et un élevage de 18 mois en fûts de chêne renouvelés à 50% chaque année. Une rigoureuse sélection est effectuée sur les raisins provenant des 7 hectares du Clos, certaines cuvées ou parties de cuvées étant “repliées” en Morey St Denis ler Cru.

Ces données pédagogiques acquises nous avons pu conclure notre visite du domaine en beauté par une très belle dégustation. A notre plus grande surprise celle-ci a débuté par… un rosé ! Monsieur Brouin a en effet tenu à nous faire découvrir la Rose du Clos, issu des saignées du pinot noir, et qui s’est révélé être aussi frais que charmeur. On oublie trop souvent que la Bourgogne produit d’excellents rosés, comme par exemple à Marsannay, et il n’y a aucune raison d’en rougir…. Snobisme quand tu nous tiens ! Nous ne nous sommes évidemment pas arrêtés en si bon chemin, et sous les voutes du caveau du 18è siècle est arrivé le moment que nous attendions tous : la dégustation du Grand Cru Clos des Lambrays. Celle-ci s’est faite avec les millésimes 2009 et 2008. Je laisse à mes collègues œnologues le soin de commenter cette dégustation, mais je peux vous révéler ceci ; les deux vins nous ont séduit par leur personnalité et leur grande élégance. On peut dire qu’ils sont à l’image du climat et des gens qui les font : généreux, complexes et dotés d’un grand caractère.

Pour terminer cette visite il convient de rappeler les propos qu’aurait tenus Monsieur Drouin (il est fait usage ici du conditionnel car nous les tenons de David Duban, vigneron dans les Hautes Côtes et ami du gérant du domaine des Lambrays) : « le cœur de la Bourgogne c’est la Côte d’Or, le cœur de la Côte d’or c’est la Côte de Nuits, le cœur de la Côte de Nuits c’est Morey-Saint-Denis, et le cœur de Morey-Saint-Denis c’est le Clos des Lambrays ! »

D’aucun pourront contester cette affirmation, mais une chose est absolument sure : au Clos des Lambrays, du cœur, on n’en manque pas.

Maxime

Un petit mot sur ma visite préférée de notre virée en Bourgogne jeudi dernier.

Contre toute attente, ce n’était pas un petit domaine très terroir, où l’on aurait pu admirer de belles vignes à flanc de coteau, non, c’était bel et bien dans « l’usine à gaz » de la maison Bouchard Père et Fils.

L’usine à gaz je m’explique, d’extérieur, il faut bien avouer, que le bâtiment pourrait tout aussi bien produire des rondelles en caoutchouc comme dirait Jacques Schmitt !

A l’intérieur, un ENORME espace de travail, un vrai hangar à camions, avec les dizaines de cuves tapissant les murs. A première vue, rien de très excitant…

Mais voilà, quand Jérôme (de son petit nom), nous parle de cet endroit, on comprend bien justement, tout le respect des produits qu’il faut pour mettre en place de telles installations.

En effet, quand on a plus de 100 appellations à vinifier, et que tout arrive en même temps au moment des vendanges, il faut pouvoir traiter chaque récolte avec le plus de soin possible, et donc, avoir un « hangar » très large pour mettre des dizaines de tables de tri simultanément et commencer de la façon la plus efficace possible le travail.

Le respect de la vendange est très important, ce qui leur a permis par exemple en 2010 de ne faire aucun collage et aucune filtration !

Ici, on ne cherche pas à avoir une recette maison, un goût particulier, c’est le produit qui parle, un point c’est tout !

La maison Bouchard est née en 1731, et était au départ une maison de négoce. Ce n’est qu’en 1771 que les premières vignes sont achetées. En 1820, grâce à un heureux mariage, la maison s’enrichit du château de Beaune, toujours en sa possession.

Jusqu’en 1995, après 9 générations successives de Bouchard, la maison Bouchard possédait 92ha de vignes, dont 71ha en Grands crus !!!

En 1995, la famille souhaite vendre, mais pas à n’importe quel prix. Prix ? Non, ce n’est justement pas le problème, afin de respecter l’héritage de la maison, ils cherchent un acquéreur Français, issu du monde des vins, et qui rachètera l’ensemble de la structure, et ne dilapidera pas les vignes de la maison. C’est alors la famille Henriot (Champagne) qui reprend Bouchard père et fils, et plutôt que de dilapider les vignes, ils vont en acheter de nouvelles, pour étoffer l’offre d’entrée de gamme de la maison.

Aujourd’hui Bouchard Père et Fils c’est 130ha, dont 12ha en GC et 74ha en 1er C.

95 à 100% des GC sont issus du domaine et vinifiés à la maison, 90% pour les 1er C, 80% pour les Villages, et 100% pour les Puilly Fuissé par exemple.

C’est aussi 160 personnes, et 30 à 35 Millions d’euros de CA, surtout concentré sur la France(60%), où ils sont leaders en CHR.

Après toutes ces explications, on descend dans les caves, assez atypiques, et surtout GIGANTESQUES, un vrai stade de foot ! Mais encore une fois, tout est construit dans le souci extrême de la qualité des produits.

Une autre illustration de ce souci est l’actionnariat de la maison chez Tarransaud, même si la maison aime travailler dans une ambiance de confiance mutuelle, elle aime pouvoir tracer la qualité des produits qui leur sont fournis, mais surtout de connaître les différentes contraintes de leurs fournisseurs.

Nous avons terminés comme d’habitude par une belle dégustation, en blanc :

Meursault Les Clous 2008

Beaune du Château Premier Cru 2008

Corton-Charlemagne 2008

En rouge :

Monthelie 2008

Beaune Teurons 2008

Le Corton 2008

J’ai vraiment aimé le franc parler de la maison, qui ne se cache pas derrière ses beaux châteaux pour montrer son travail, et qui sait réaliser de très beaux vins !

Alice

Photos : Laure

Le Mastère CIVS  a eu la chance d’être accueilli au sein de la Maison KRUG le mercredi 1 er Février.



J’ai donc remis mon tablier de dégustateur ..

Champagne KRUG 2000

Visuel :

A l’ouverture de ce beau millésime je découvre une robe  de couleur jaune soutenue, aux reflets dorés et ambrés.

Une belle et grande effervescence laisse apparaitre  d’élégantes bulles.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,
Le nez est expressif , complexe sur des arômes beurrés, café et cacao caractéristiques d’un passage en  fût de chêne.

Dans un second temps, il évolue sur de jolies notes de noisette et de caramel.

Tout reste dans l’élégance c’est très bien fait, le léger boisé ne masque pas la finesse du champagne

D’un point de vue olfactif : 5.5/7

En Bouche :

C’est un champagne qui nous apporte des notes briochées et de légers fruits secs, la grande acidité qu’il garde nous amène sur un longueur toastée , boisée .

Pour les arômes : 6.5/10

Conclusion de la dégustation :

La finesse du nez et la belle maturité qu’exprime ce millésime m’ont plu, le total est de 14.5/20

Champagne KRUG 1998 :

Visuel :

Ce second millésime offre  le même plaisir visuel  que son prédécesseur, ainsi nous observons une robe  de couleur jaune soutenue, aux reflets dorés et ambrés.

Son bel âge ne lui a pas retiré sa fine et grande effervescence.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,

A première vue, le nez est discret.

Il s’ouvre toutefois  progressivement sur de légères notes beurrées lactées puis évolue sur une perception de grillés et toastés .

D’un point de vu olfactif : 5/7

En Bouche :

La bouche m’a surpris, je m’attendais à découvrir les arômes de façon progressive comme pour le nez, j’avais tord.

La bouche est expressive, même plus expressive que le  2000 sur des notes de fruits secs et d’épices.

Le tout vient se marier avec  un beau corps, une rondeur qui s’exprime rapidement.

Enfin la grande acidité que garde ce champagne nous amène sur une finale grillée, toastée .

C’est encore une fois très bien fait : 7.5/10

Conclusion de la dégustation :

Comme le précédent ce vin s’adresse aux personnes qui aiment les champagnes mûrs et aboutis : 15/20

Champagne KRUG « grande cuvée »

Cépages : 50% Pinot Noir, 20% Pinot Meunier, 30% Chardonnay 

Visuel :

J’observe une robe jaune dorée qui parait tout de suite plus lumineuse, cette « grande cuvée » étant plus jeune cela semble logique.

La belle et vive effervescence vient comme toujours parfaire le tout.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,

Nous avons un nez brioché  toasté, puis des arômes de choux à la crème, choux aux caramels bref  j’adore : 6/7 !

En Bouche :

Dès les premières gorgées, le champagne est délicat, une belle rondeur et des notes briochées,

Le développement s’effectue sur des fruits jaunes, des abricots et de la vanille.

Puis nous terminons par une fine acidité qui permet d’obtenir une bonne longueur : 7/10.

Le nez bouqueté de fruits jaunes, d’abricot, de vanille puis de fruits rouges. Grand équilibre, corsé, dense, vigoureux, typé avec une finale ferme et virile sur des bulles fines et fondantes.

Conclusion de la dégustation :

C’est un vin qui exprime plus de jeunesse que les précédents et qui m’a beaucoup plu : 15.5

Ma petite carrière d’oenologue ne m’avait pas encore permis de goûter les vins de cette Maison c’est chose faîte !


Le style Krug rappelle toutes les caractéristiques des grands vins, c’est riche en arômes, c’est complexe, c’est long, c’est bien fait !

Jean-Christophe


Comment finir notre première journée en Champagne en beauté ? Visite dans ce qui est certainement l’une des plus belles maisons de Champagne : Krug

Quand nous approchons de chez Krug, nous sentons déjà les palpitations de tous les plus fins amateurs du CIVS!

Krug, selon les papilles d’Aurélien, mon voisin champenois, élabore l’un des plus beaux champagnes qui soit !

La maison a été fondée en 1843 à Reims par Joseph Krug, qui sévissait déjà dans le monde des vins et spiritueux depuis 20 ans.

Joseph Krug a une idée marketing très simple mais à l’époque révolutionnaire ; sa gamme ne doit être composée que de deux produits :

- La qualité n°1 : identique chaque année, et réalisée grâce à des vins de réserve. Elle est la signature de la maison Krug et doit être d’excellente qualité. C’est l’ancêtre de ce que les champenois appellent aujourd’hui le Brut sans année, la « Grande Cuvée » chez Krug.

Elle représente 82% des ventes de la maison.

Pour arriver à cette superbe qualité et à ce caractère si spécifique, Krug utilise de 30 à 50% de vins de réserve dans la Grande Cuvée !!! Et afin de laisser libre cours à l’expression aromatique, le dosage est très faible.

- La qualité n°2 : Lors d’années à caractère exceptionnel, les vins de l’année peuvent créer une cuvée spéciale. C’est l’ancêtre des cuvées millésimées !

Un visionnaire le bougre !

Pour tous, ce qui donne au Champagne Krug ce caractère unique c’est évidemment l’élevage de 100% des vins en fûts de chênes. Mais tout cela implique de très grandes capacités de gestion des fûts (entre 5000 et 5300), pour assurer un entretien et une qualité optimale des bois.

Après un tour dans le petit salon (où certains sont déjà posés comme chez mémé, tellement qu’on s’y sent bien !), nous descendons par de longs escaliers dans les caves. Typiquement champenoises, elles sont creusées dans la craie et préservent une température idéale tout au long de l’année.

Une fois en bas, nous découvrons des vins de réserve qui peuvent avoir jusqu’à 17ans ! Ils sont utilisés chaque année pour réaliser la Grande Cuvée.

Krug fait partie du groupe LVMH depuis 1999, et c’est sans aucune démagogie que M.Eric Lebel, Chef de Cave de la maison, nous explique en quoi cela a aidé la maison à garder l’excellence qui la caractérise. LVMH, est un groupe pour lequel, l’excellence n’a pas de prix, et qui a donc investit avec conviction dans tous les projets de rénovation nécessaires pour que Krug reste la grande marque qu’elle est.

Après la visite de la cuverie avec cuves designées au cm près pour suivre la voute de la cave, nous parcourons, émerveillés, les centaines de mètres de chais où dorment les précieuses bouteilles : le pays des merveilles, y suis-je enfin ??

Non, pas tout à fait… Nous y entrons tous ensemble lorsque M.Lebel nous présente avec simplicité et beaucoup de respect pour les novices que nous sommes, ces TRèS BEAUX CHAMPAGNES, tout le monde était vraiment en admiration devant un tel savoir-faire.

Naturellement, nous lui demandons ce qui est le plus important dans l’élaboration des champagnes Krug.

Une seule réponse : La Signature

la classe….

Alice

Le 2 Février 2012, la promo Grand Cru CIVS arrive en Champagne!

Après une présentation de la région et de l’appellation par Monsieur Wibrotte au Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne, nous avons arpenté les rues d’Epernay jusqu’au Trianon de Moët & Chandon.

Malgré le -13°C à Epernay, l’accueil de  Monsieur Pierre-Louis Araud qui occupe la position d’Ambassadeur de marque pour Moët & Chandon du groupe LVMH, fut très chaleureux!

Après 3h30 de bus et la conférence passionnante du CIVC, le buffet “campagnard” (Miam!) était plus que le bienvenu!
Pour accompagner ce repas, nous avons dégusté le Moët & Chandon Brut impérial suivi d’un Moët & Chandon millésimé Grand Vintage 2002. Ces vins ont égayé nos papilles au cours de ce repas très convivial où nous avons pu admirer Scarlett Johansson, icône de cette fameuse maison champenoise!

Après le repas, la digestion commence, mais grâce à Monsieur Patrick Ors (un des oenologues de la maison) qui nous a pris en main pour la visite de l’immense cuverie de Moët et Chandon, notre joyeuse troupe se réveille et nous rentrons dans la dimension “Inox Land”.

Ici, la taille des cuves de 6200 hL équivaut celle des maisons, des tuyaux inox courent sur tous les murs, plusieurs laboratoires d’oenologie, on en prend plein les yeux! Comparée à une cuverie bourguignonne comme Boisset, les équipements sont vraiment à la pointe!

Moët met vraiment l’accent sur une qualité constante lors du processus de vinification et d’élevage grâce à un laboratoire chaperonné par une armée d’œnologues qui contrôle l’évolution de leur production tous les jours. Constance et excellence sont les maitres mots.

Cependant, l’immensité des lieux ne devrait pas nous surprendre étant donné que M&C est leader de la filière Champagne avec un chiffre d’affaire d’environ 300 millions d’euros par an.
De plus, leur production représente 12% du vignoble Champenois, impressionnant!
Ils possèdent environ 1460 ha de vigne, ce qui couvrent 30% de leurs besoins en raisins, le reste de la production étant obtenue par achats de raisins auprès de différents acteurs de la filière:

  • 41 % par les viticulteurs
  • 17 % par les coopératives
  • 28 % par les unions de coopératives
  • 14 % par le négoce

En résumé, la visite du site de production fut très intéressante et nous remercions Patrick Ors d’avoir pris le temps de nous chaperonner et d’avoir rendu cette visite ludique!

 Allez hop! direction la maison Moët et Chandon pour une session culture!

  • Histoire de la maison
  • Visite des lieux de stockage de la gamme premium Moet
  • Visite des crayères

La maison Moet & Chandon, une Histoire de famille depuis 1743

En 1792, Jean-Rémy Moët prend la direction de la maison fondée par son grand-père en 1743. Il fait construire son nouvel hôtel particulier à Épernay, au faubourg de la Folie, aujourd’hui avenue de Champagne, près du site où sont installés les caves et les entrepôts de l’entreprise familiale, et développe l’activité de négoce.

En 1833, la Maison Moët devient Moët et Chandon après l’entrée du gendre de Jean-Rémy Moët, Pierre-Gabriel Chandon, à la direction de la maison.

Celui-ci donnera une impulsion à la maison en développant les exportations en Europe, puis dans le monde.

Sous le contrôle de Robert Jean de Voguë, Moët & Chandon fait l’acquisition de son concurrent Ruinart en 1962, puis, en 1970, de la maison Mercier.

En 1973, Moët & Chandon investit en Californie avec le lancement du Domaine Chandon, situé dans la vallée de Napa.

Les bas-fonds  d’Epernay:

Il est intéressant de savoir que le lieu de stockage des plus grands champagnes de Moet est situé sous la ville d’Epernay. Un enchevêtrement labyrinthique d’une trentaine de kilomètres de galeries qui sert d’autoroute aux nombreux fenwicks travaillant sous terre tels une armée de fourmis.

Il est alors pertinent de dire que cette ville est battie sur un gruyère géant!

By Laure Guilloteau & Vincent Wallays

Y’a pas que le vin dans la vie, y’a aussi LE SEX-APEAL ! Hé oui, on rencontre des gens torrides lors de ces visites…

Donc comme à Chablis, élection du viticulteur ou de la viticultrice, le plus sexy d’Alsace !

(Mais je suis certaine que notre petite Cécile et sa sœur Amélie, toutes les deux du CIVS, vont remporter le concours HAUT LA MAIN !!!)

Une visite un peu spéciale cette fois-ci : en effet, nous ne sommes pas tout à fait impartiaux quand nous entrons dans le domaine de la famille Buecher-Fix car notre petite benjamine de promotion, Cécile Buecher, incarne, avec sa sœur Amélie, la nouvelle génération de vigneronnes de la maison.

Buecher-Fix est un domaine traditionnel, et comme souvent dans le monde du vin, issu de l’amour de Yves Buecher et de Nelly Fix. Le domaine s’est tourné vers la biodynamie il y a déjà pas mal de temps, il représente 14ha sur 7 communes différentes et sur des sols très divers (argilo-alcaires, marno-calcaires et granitiques), d’où une belle variété dans les produits élaborés.

Mais Yves et Nelly ne font pas que du vin, ils ont aussi mis au monde deux jolies jeunes filles, et elles ont un projet : le Vignoble des Deux Lunes.

Les Deux Lunes ?

Il s’agit en fait de la gamme premium du domaine Buecher-Fix, destinée à séduire une clientèle plus jeune, et résolument sensible aux valeurs du bio, et de la biodynamie. Cette nouvelle gamme est représentée par ces deux rayonnantes jeunes filles que sont Cécile et Amélie.

Nouvelles image, sélection des raisins de meilleure qualité et une stratégie marketing très bien pensée !

Les filles ont déjà une super reconnaissance auprès des professionnels, dans la RVF ou sur les salons pro, ce sont les vedettes !

Un accueil super chaleureux dans une ambiance vraiment familiale, tout le monde est là : Papa, Maman, Mamie, les deux filles, le docteur, le petit copain. Et on mange tous joyeusement des bons bretzels et du kouglof :p

Vraiment de très jolis vins, la preuve en est : JC, notre champenois fanatique, aurait confondu le Crémant d’Alsace des Deux Lunes avec un VRAI Champagne ! Là je peux vous dire que c’est quelque chose !!!!

Un grand merci à la famille pour son accueil et sa gentillesse. Et on souhaite tous un superbe succès aux Deux Lunes !!!

Alice

Nous avons visité de domaine Valentin Zusslin, et devinez quoi : biodynamie quand tu nous tiens, eux aussi font du respect de la terre, des vignes et des hommes une vraie priorité.

La maison a été fondée en 1691, et c’était ce jour là Marie Zusslin, descendante de cette famille de vignerons, qui nous a présenté leur façon d’aborder les grands vins d’Alsace.

C’est aujourd’hui Marie et son frère qui dirigent en tandem l’exploitation de 15 ha, et ce depuis 12 ans.

Ce qui était très plaisant « chez les Zusslin », c’est qu’on ne nous parlait pas seulement de vigne, ou de vigneron avec respect : on nous parlait de relations de confiance au niveau commercial, de l’importance du relationnel et du respect de tous les acteurs de la chaîne, jusqu’au consommateur. C’est plus que du bio, c’est du vrai Développement Durable, et de la Responsabilité Sociale des Entreprises, intégrée à chacun des stades : impressionnant qu’une si petite structure agisse ici, et nous parle, comme une grande !

Au niveau technique : de longs élevages, avec le minimum d’intrants possible (aucun en 2010 et 2011 !) Un pressurage long et très attentif pour avoir un jus de très grande qualité à tout moment des vendanges.

En parallèle à ça, une approche marketing très bien ficelée, une vraie compréhension des consommateurs à l’international : adaptation produit, packaging, communication…

Nous avons vraiment tous été séduits, et ça s’est conclut en apothéose par la dégustation de superbes vins, avec un vrai caractère, mais encore une fois, je laisse notre équipe de petits œnologues vous en parler plus tard.

Alice

Julien Meyer, viticulteur en biodynamie depuis 87 nous a également reçu dans sa cuverie, pour nous faire découvrir ses vins mais SURTOUT pour nous parler de sa vision du monde.

Si l’on met à part ses opinions (passionnantes) sur l’économie globalisée, pour en revenir au vin, on n’a finalement plus beaucoup de matières pour résumer cette visite. Mais Julien Meyer c’est surtout une philosophie: Le respect de l’environnement et des hommes. Qu’il défend avec vigueur (parfois un peu trop, mais quand on y croit…).

De façon très utopique, il voudrait revenir à un modèle proche de celui en place avant la révolution industrielle : un monde plus sain où l’on prenait le temps de faire les choses à leur juste rythme. Plus de réflexion, moins d’agitation !

Des vins très singuliers sont à déguster chez Julien Meyer, la biodynamie peut parfois nous faire découvrir des résultats vraiment étonnants !!

Alice

Nous avons eu la chance d’être reçus chez Zind-Humbrecht par Olivier Humbrecht en personne !! Une belle découverte avec ce vrai passionné.

Nous avons commencé par une remarquable explication du climat Alsacien (quoi qu’un peu fraiche par -6°C dans les vignes), de la géologie locale et de la façon dont il tire au mieux partie de tous ces atouts pour offrir au monde de grands vins !

Les vignobles sont, comme chacun sait, en biodynamie depuis 1997 : mais bien plus de 15 ans d’amour de son terroir et de sa vigne. Et surtout, une recherche constante de la meilleure qualité possible!

Nous avons ensuite eu l’opportunité de déguster une partie de la gamme élaborée par le domaine, un super accueil riche d’enseignements pour les novices que nous sommes !

A suivre les commentaires de nos petits œnologues ;p

Alice

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