Archives de la catégorie : Saint Vincent 2012

        Tout comme le roman d’André Maurois, le meilleur titre possible à donner à la Bourgogne est celui de Climat, bien sûr… et je ne parle pas du climat plus qu’arctique qui s’abat en ce moment dans la région mais bien évidement de la notion bacchusienne de climat, celle qui présente sa candidature au patrimoine mondiale de l’UNESCO.  Quand les appellations d’origines ont été instituées dans les années 30 (et oui c’est récent !), chaque vignoble a du choisir la clé de voûte de son modèle. Le Bordeaux, ardent défenseur du libéralisme lors de la révolution, opta bien évidemment pour la propriété ; la Champagne, forte de son unicité de nom sur un vaste territoire, opta pour la marque ; et la Bourgogne, terre de seigneurs, d’histoire et de terroirs, choisit le climat.

Le site internet www.climats-bourgogne.com définit ce « climat » comme «une parcelle de terre précisément délimitée, connue sous le même nom depuis plusieurs siècles, et dont l’emplacement précis, le sol, le sous-sol,  l’exposition, le microclimat, l’histoire forment  l’identité de ce terroir ou de ce cru ».  Et là, tout comme vous, je me pose une question :

          MAIS POURQUOI APPELER CETTE NOTION CLIMAT ?!

Des mots comme « cru », « diversité » ou « écotone » (tous à vos Larousse!!! ou wikipédia si vous n’avez pas connu le support papier…) auraient tout aussi bien pu traduire ce concept et ce, sans faux semblant.  Le fait même qu’il faille expliquer ce concept sur la première page du support web de la candidature « des climats de Bourgogne » au patrimoine mondiale de l’UNESCO, montre bien les difficultés de compréhension de ce concept par les consommateurs. Dans leurs têtes (comme dans la mienne avant d’arriver ici) le mot « climat » prend une définition météorologique, il y a donc déjà une confusion quant à sa signification, comme le confirme la petite vidéo suivante…

Cependant il faut rendre à la Bourgogne ses lettres de noblesse et reconnaitre sa singularité et son extraordinaire diversité vinicole. On a souvent du mal à comprendre comment un simple chemin séparant deux vignes peut distinguer deux types de vins, deux qualités. Ainsi le consommateur dit-on, y perd parfois son latin. Pourtant, à Meursault, les Perrières ne sont pas les Charmes, ni les Genevrières, ni les Santenots, ni les Caillerets, ni les Poruzots. Et encore, je vous passe les multiples propriétaires…Mais un bon dégustateur affuté, amateur de Meursault, saura tous les reconnaitre et appréciera chacune des nuances qu’apportent ces climats. Cette apparente complication offre donc à l’amateur la joie unique de l’infinie découverte, le plaisir subtil de la comparaison et surtout le bonheur d’apprendre. Nul part ailleurs, les différentes facettes d’un cépage ne sont autant explorées. Il y a en Bourgogne une volonté unique: faire du vin oui…mais le faire bien! Comme nous le rappelle notre aimable passant “là où les autres baissent les bras, le bourguignon lève le coude“…

Bon apéro et à bientôt!

Rédaction: Julien Forat

Vidéo: Armand de Gerard et Alexandre Abel

Samedi soir, quand certains choisissaient bars et autres clubs branchés pour clôturer une journée où l’on a bu la Bourgogne en sept verres, je suis allé au bal.

La foule s’amasse devant ce grand chapiteau. Les accords de guitare résonnent sur  l’imposant hôtel de ville, redécoré aux couleurs des climats de Bourgogne pour l’occasion, trois jeunes terminent une dernière cigarette sur le pas de la porte, la soirée peut commencer.

Chachacha“! Une silhouette plutôt féminine apparaît dans la pénombre. “Chachacha“! Pourtant, la voix fredonnant ce thème est d’évidence plus masculine que prévu. Un homme en robe noire, boa autour du cou, s’avance sous les projecteurs. Le ton est donné. Ce bal sera décalé ou ne sera pas.

Tangos et autres Mambos s’enchaînent, tandis que les premiers pas de danse s’improvisent ici et là. Le pianiste, dont la longueur des cheveux n’a d’égal que la descente de mon voisin de devant, qui me répète alors pour la cinquième fois de la soirée qu’il s’agit de sa vingt-huitième Saint-Vincent, enflamme définitivement la salle en s’improvisant rockeur des grands soirs.

Gainsbourg arrive alors sur scène, la ressemblance est poussée jusqu’au moindre détail, et interprète ”Couleur café“, apportant une touche métissée à cette soirée endiablée.

Arrive le temps de la dernière chanson. Un étrange trophée est alors offert au groupe animateur, “une tradition à chaque bal” me souffle mon voisin, qui est définitivement très bien informé.

Les lieux se vident, gobelets vides et odeurs de tabac froid prennent désormais le dessus. Il est l’heure de rentrer. La journée fût belle. La soirée réussie. On en redemande.

Etienne

Petit aperçu des animations qui ont été proposées ce week-end un peu partout à travers la ville.

Alice

Dijon, samedi 28 Janvier, 17 heures, les rues étaient presque pleines, mais pas assez pour ne pas voir arriver le phénomène. Et malgré le bruit de la foule, on entendait s’avancer les tambours du Transe Express sur un rythme endiablé !

La parade commence donc par une troupe de percussionnistes survoltés, qui électrisent la foule avec leur musique et leur énergie débordante !

Et c’est quand on se remet juste de toutes ces cabrioles, que s’avancent vers nous : Les Divas ! Gigantesques et sublimes, elles marchent vers nous, du haut de leurs 15m de jupons, et nous enchantent de leur voix cristalline.

En suivent un second groupe de percussionnistes qui mènent la foule jusqu’à la Place Darcy. Et enfin, à la nuit tombée, la parade se termine en apothéose, Place de la Liberté, par un spectacle de percussions et de trapèze, tous suspendus à 50m de haut. Pour finir sur un feu d’artifice qui illumine le cœur de Dijon.

C’était SU-BLIME !!

Alice

Au matin du premier jour, à 6h30, les « sociétés de secours mutuel » de Bourgogne se sont réunies pour le traditionnel casse-croûte dans la caserne des pompiers de Nuit-Saint-Georges. Les vignerons des villages de Bourgogne arrivent petit à petit, avec leurs étendards et leur Saint-Vincent. Les 84 sociétés étaient présentes, soit plusieurs centaines de vignerons. Ambiance chaleureuse, tous les vignerons se sont retrouvés autour d’un sandwich au jambon et d’un verre de Bourgogne blanc pour prendre des forces.

Une heure plus tard, l’ambiance battait sont plein, la salle résonnait des rires et anecdotes échangées entre ces hommes et ces femmes travaillant au quotidien dans les fameux Climats bourguignons. Les différentes générations se mélangent, on retrouve de jeunes viticulteurs prometteurs aux cotés de vignerons avec plus d’expérience. Les chevaliers du Tastevin sont également présents pour cet événement, parés de leur costume traditionnel.

Après l’intervention du président des syndicats viticoles pour expliquer le déroulement des processions, le cortège se scindera en deux groupes : l’un partira pour Dijon et l’autre pour Beaune à bord de deux trains spéciaux avant de participer au défilé-procession avec les bannières des 84 sociétés (avec les costumes des confréries et les statues des saints, ceux du village-hôte en tête, le grand conseil de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin en queue).

Malgré un retard de 30 minutes de la SNCF en raison d’un homme trainant sur les voies à proximité de Corgoloin, les sociétés rejoindront la collégiale Notre-Dame à Beaune et la cathédrale Saint Bénigne, à Dijon en présence de Monseigneur Minnerath, archevêque de Dijon pour assister aux cérémonies religieuses.

Armand de Gérard

Stand de dégustation du Mâconnais

Il y a foule en ce début d’après-midi sur le parvis de l’église Saint Philibert et ce, malgré le froid glacial (environ -2 degrés). En effet, en ce jour de la Saint Vincent Tournante, le stand du Mâconnais y a élu domicile. L’ambiance est conviviale et certains ont même ramené de quoi se sustenter.

Ceux qui avaient acheté le verre officiel de l’évènement ainsi que le bracelet ont pu déguster un verre de Pouilly Fuissé, Pouilly Loché ou encore plusieurs Mâcon Village en blanc ou rouge.

En me voyant prendre des photos, Bertrand, ancien entrepreneur dans la région lyonnaise, m’aborde. Une conversation débute autour du Pouilly Fuissé qu’il venait de choisir. Selon lui, ce vin et l’appellation en général est l’un des meilleurs rapport qualité/ prix pour les vins blancs de Bourgogne. Son ami Claude, retraité également et Dijonnais depuis toujours, a confirmé ses propos et a même ajouté que, selon lui, certains climats du Mâconnais produisent des Chardonnays de qualité similaire à ce que l’on peut trouver dans la Côte de Beaune. Afin de compléter son argumentaire, Claude m’a d’ailleurs très justement fait remarquer que depuis quelques temps, certains acteurs importants de la Côte de Nuit et de la Côte de Beaune avaient investi dans cette partie de la Bourgogne.

Afin de vous faire une idée par vous-même de la qualité des vins du Mâconnais, je vous invite à vous rendre sur ce stand ce dimanche !

Stand de dégustation des côtes de Nuit

Depuis ce matin, sept mini villages se sont répartis dans Dijon pour vous faire découvrir les différentes appellations de la Bourgogne.

Pour en profiter, un set de dégustation est disponible pour 15 euros à proximité de ces différents sites.
Sur le parvis de la mairie, le stand de dégustation des crus des côtes de nuit vous accueille aujourd’hui et demain de 10h à 19h.

7 vins sont proposés à la dégustation :

L’équipe est très accueillante :

Bonne dégustation !

Musée de la Vie Bourguignonne, Dijon : Dégustation de Crémant

Quelques chants traditionnels mais surtout la douce mélodie de bouchons qui sautent ont guidé cette après-midi mes pas jusqu’au Musée de la vie Bourguignonne.Une Météo fraîche mais clémente est un atout idéal pour vous réveiller (après les festivités de la veille). Me voici donc, dans la cour du musée, sous un stand convivial et idéalement situé. Mr Favre m’accueil et ne tarde pas à me proposer un verre de Crémant !!

Je n’y vois bien sûr aucun inconvénient. Blanc de Blanc, Blanc de Noirs et Rosé il y en a pour tous les goûts !!Une belle effervescence, des vins ronds aux notes d’agrumes ou briochés me voici ravi.

D’ailleurs le Rosé plait beaucoup et tous les visiteurs en redemandent.  Les effervescents frais et fruités ont la cote au musée cet après-midi !

Si vous avez une petite heure devant vous et vous voulez découvrir les Crémants Bourguignons? Allez y faire un saut !

STAND : Rue de la Chouette: Pastille Verte foncée

Dans le dédale des ruelles dijonnaises se trouve la rue de la Chouette, et c’est ici que le stand des Bourgognes génériques a si bien trouvé sa place. L’ambiance y est tout de suite chaleureuse et conviviale. Le décor est planté, reste maintenant à déguster les bourgognes proposés à l’occasion de cette St Vincent Tournante 2012 !

Une dizaine de Bourgognes blancs et rouges (Hautes Côtes de Beaune, Hautes Côtes de Nuits) sont servis par, notamment, Patrick, ouvrier viticole dans un domaine à Couchey. “Contrairement aux années précédentes, nous dit Patrick, cette année il n’y a pas de cuvée spéciale St Vincent, mais un patchwork de vins généreusement offerts par les domaines de la région.”

Des vins qui ne laissent pas insensibles nos 3 comparses venus tout droit de Montagny : Rémy, Henry et Marcel. Ces 3 amateurs de crus bourguignons se laissent aller à une notation sur le Hautes Côtes de Beaune: « 7/10 !!! pour l’un, 8/10 !!! pour l’autre, T’es généreux, lui répond Marcel.»

Dégustation faite, les 3 Chalonnais nous expliquent que la St Vincent, c’est une tradition qu’ils suivent depuis maintenant 25 ans, femmes et enfants à la maison. Et cette année, ils apprécient particulièrement le fait que cela se passe à Dijon. “Cela pourra contribuer à faire inscrire les climats de Bourgogne au Patrimoine Mondiale de l’Unesco !”.

Une dégustation donc très conviviale et agréable à l’image du stand et des vins de Bourgogne que nous vous invitons chaleureusement à découvrir encore ce dimanche.

Votez pour votre ambiance préférée!!

By Laure Guilloteau & Vincent Wallays

10h arrivés à Beaune et nous voilà surpris! Pas grand monde dans les rues, sauf au marché, normal, on est Samedi matin!
Nous décidons donc de rejoindre un stand de dégustations pour trouver un peu d’ambiance (et bon courage pour s’y retrouver, on a trouvé peu d’informations dans les rues et promis on n’avait pas bu! ).
Nous nous retrouvons donc aux Stands “Côte de Beaune” et “Bourgognes” situés au Bastion: Ambiance feutrée et un accueil chaleureux de la part des bénévoles! Pas trop de folie cependant, à  Beaune on est sérieux lors des dégustations!
Nous continuons notre chemin jusqu’au Musée du Vin qui abrite le stand de dégustation des crémants. L’entrée est gratuite exceptionnellement pendant tout le week-end. Encore une fois, pas beaucoup de curieux!


Zoom sur le musée du Vin: En 1939, publicité et chanson à boire faisaient bon ménage!


Publicité pour une Romance dramatique au Concert de la Gaité

Bizarrement, il y avait plus de monde dans la salle de dégustation où nous avons pu apprécié une chorale de joyeux lurons originaires de St-Etienne qui n’avaient manifestement pas hésité à boire un canon à chaque chanson.

Ensuite, nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à la chapelle St-Etienne qui abritait la dégustation de la Côte de Nuits. Manifestement, sans les bulles la fête était beaucoup moins folle!

Bref, si vous voulez des dégustations sérieuses et appréciez les climats dans le calme, allez à Beaune (Il en faut pour tout les goûts)!!

Pour poursuivre notre journée, nous avons décidé de prendre la T°C à Nuits-St-Georges! Et là-bas, nous découvrons des routes barrées et des rues noires de monde! Nous avons arpenté les rues nuitonnes où ils avaient installé des enceintes avec au programme: Interview de passants, de bénévoles et différentes musiques (Déguster sur du Dalida, que demandez de plus! :P ). La fête y bat son plein, toute la ville a mis la main à la pâte: décorations des maisons, orchestres dans les rues et même des remises spécial St-Vincent par les auto-écoles:

En ce jour de fête, nous oublierons joyeusement la Loi Evin!

Conclusion, la St-Vincent à Nuit c’est une ambiance franchouillarde, avec de la musique, de la bonne ambiance, de la convivialité et vraiment aucune prise de tête!! 

P.S.: Merci à Bourgogne-Live de nous avoir suivi tout au long de la journée sur Twitter!

By Laure Guilloteau & Vincent Wallays

Voici une résumé de la matinée…Enjoy

              La Cathédrale Saint-Bénigne a revêtu ses plus beaux atours pour cette édition exceptionnelle de la Saint-Vincent tournante. Pour la première fois depuis 1938 Dijon accueille la cérémonie traditionnelle qui marque le début du week-end des festivités. La foule des grands jours s’est donc réunie très tôt pour assister à la messe célébrée par Monseigneur Roland Minnerath. Dès 8h 30 il devenait difficile de trouver une place assise, et les retardataires ont dû jouer des coudes pour s’installer. A 9h la Maîtrise de Dijon a commencé d’entonner les chants d’entrée, alors que lui répondait la musique du grand orgue de la Cathédrale. Les officiants et la toute nouvelle société vigneronne de Dijon se sont alors rendus en procession vers le chœur. Une certaine émotion se fit sentir dans l’assistance. Les autres sociétés sont arrivées légèrement en retard. Un problème de train ou du réseau ferré semble avoir été à l’origine de ce contretemps. Les sociétés vigneronnes ont toutefois rapidement prises leurs places sur les bas-côtés, montrant fièrement leurs étendards et les statues de Saint Vincent de chaque village. Vint alors la lecture de l’évangile, qui évoque le vin et la vigne dans une parabole  sur la parole du Christ : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron » (Jn 15, 1-10). Mgr Minnerath a rappelé dans son homélie le lien étroit qui unit la vigne à l’Eglise. Le vin, en plus d’être un signe de l’alliance pour les chrétiens, est un produit universel qui porte avec lui une image de partage et de convivialité. Ces valeurs sont celles de la Bourgogne et de ses vignerons.

             Après la fin de la cérémonie les officiels, les sociétés vigneronnes et la foule des fidèles se sont dirigés vers le parvis pour former le défilé de la Saint-Vincent. Le cortège a alors rejoint la cour d’honneur du Palais des ducs. Sous le chapiteau, et entouré d’un grand nombre de dijonnais, la toute nouvelle société des vignerons de Dijon s’est vue officiellement intronisée par les  chevaliers du Tastevin. Conformément à la tradition chaque maire qui reçoit la Saint Vincent tournante dans sa ville se voit introniser par la confrérie du Tastevin. Le maire de Dijon, François Rebsamen, s’est soumis à cette tradition et a ensuite prononcée un discours de remerciement.


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