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L’instant VitiGeek : Comment réaliser un montage Vidéo

Vous êtes de plus en plus nombreux à souhaiter réaliser des montages vidéo pour mettre en valeur vos articles. Seulement il n’est pas toujours évident de s’y mettre. Je vous propose donc une petite session informative pour vous permettre de choisir un logiciel de montage adapté à vos besoins.

En quoi consiste un montage vidéo ? Il s’agit simplement d’un ensemble de données (vidéo ou photo) mises bout à bout et assemblées (encodées) ensembles sous forme de vidéo. La présence de vidéos sur vos sites, blog, ou article vous permet d’être plus concis et de donner un côté moderne et interactif à vos textes.

Jusque là tout va bien. Le seul problème est : qu’est ce que je veux faire ? Ma vidéo a-t-elle besoin d’être « impressionnante » avec une succession d’effets spéciaux, de transitions originales et de retouches sur les vidéos ou images d’origines ? Ou, ai-je seulement besoin d’une vidéo basique et sobre où l’important est d’écouter le texte, comme cela est possible en cas de commentaire de dégustation ?

Avant toutes choses voici un petit lexique pour que vous ne soyez pas perdu par les termes utilisés pas la suite :

-          Trame : ligne sur laquelle on ajoute des vidéos images, textes ou sons

-          Encodage : Fait de transformer le montage vidéo de la trame en vidéo.

-          Format : il définit la qualité de la vidéo finale, sa dimension à l’écran, et bien évidement son poids en mégaoctet. Il n’est en aucun cas possible de partir d’une mauvaise qualité pour l’améliorer ! En revanche bien choisir son format d’encodage vous permettra parfois d’obtenir une vidéo de qualité identique (à l’œil) mais bien moins lourde.

-          Transition : Passage d’un élément de la trame à un autre. Il existe de nombreux styles de transition (fondus, flash, enchainés, dégradés…) à vous de les tester et de choisir celles qui conviennent le mieux.

-          Effet : Elément de modification d’une vidéo, d’une image ou d’un son. Il vous permettra par exemple de donner un aspect vieilli, en noir et blanc, en accéléré, au ralenti etc.

 

Pour débuter : Windows Movie Maker

On est parti ! On va commencer par la présentation de logiciels efficaces et intuitifs pour monter vos vidéos rapidement.

Le plus simple est celui que vous possédez normalement tous sur vos ordinateurs équipés d’un système d’exploitation Windows, « Windows movie maker ». C’est un logiciel gratuit qui vous permet de mettre bout à bout vos vidéos et images et d’y ajouter une bonde son. Autre avantage, il fonctionne facilement sur des ordinateurs ne disposant pas de grandes capacités. Il est donc idéal pour des montages rapides sur un ordinateur portable. Attention ce logiciel a une fâcheuse tendance à « planter » alors si vous n’êtes pas des amoureux de la sauvegarde toutes les 10 minutes c’est l’heure de vous y mettre ! De toute façon vous vous y mettrez une fois que vous aurez vu 3H de travail s’envoler.

D’autres logiciels un peu plus performants mais payant peuvent aussi être envisagés pour débuter. Je vous conseil la série des « Pinnacle Studio » ou des « Adobe première ELEMENT » qui fonctionnent de la même manière mais dont la palette d’effets et transitions est mieux fournie.

  • Le montage

Dans l’exemple précedent sont assemblés sur la trame video une séléction d’images et de vidéos. Vous pouvez ensuite appliquer des transitions entre ces éléments pour rendre le passage d’une image à l’autre ou d’une image à une vidéo moins brusque ou, au contraire plus énèrgique.

Il est aussi possible de travailler sur chaque extrait de vidéo ou d’image. Vous pouvez sélectionner un des effets disponible dans modifierà Effets comme illustré ci-dessous. Essayez vous verrez c’est simple et ludique !

Vous remarquerez qu’il existe un onglet vidéo automatique. Cet onglet peut être très pratique si vous souhaitez réaliser des montages simples et rapides sans que le rythme de défilement des vos vidéos et images coïncident avec la trame son.

  • L’encodage

Pour encoder sous Windows Movie Maker il vous suffit de faire :

Fichier à Publier un film à Publier sur cet ordinateur à Sélectionner l’emplacement en nommant le fichier à Sélectionnez qualité optimal pour la lecture sur mon ordinateur à Publier à Attendez quelques instants et c’est cuit !

Pour l’encodage vous pouvez choisir une taille précise en « Mo » ceci peut être pratique car certains sites (youtube, dailymotion pour ne citer qu’eux) limitent parfois la taille de vos vidéos. Vous pouvez aussi essayer d’autres formats si vous souhaitez une qualité optimale mais le poids de la vidéo en pâtira largement.

  • Le Résultat

Ci-dessous un montage tout simple, réalisé en une vingtaine de minutes. Ici les capacités du logiciel sont sous exploitées, de nombreuses améliorations sont encore possible.

http://www.youtube.com/watch?v=btzRtTkXqlA&context=C3db4eafADOEgsToPDskI1fH-DvFRM_bXJto1v28Pl

Les logiciels pour débuter sont bien lorsque l’on travail dans l’urgence ou que l’on accorde que peu de soin à ses vidéos. Mais si vous souhaitez réaliser de belles choses, il vous faudra passer à l’étape suivante.

Pour poursuive : Sony Végas pro

Ce logiciel, qui fait ses preuves depuis de nombreuses années vous permettra aussi bien de réaliser des vidéos simples mais « sexy » que des chefs d’œuvres bourrés d’effets spéciaux et de transitions étonnantes !

Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran ci-dessous, le système utilisé pas Sony Végas est le même que celui vu précédemment. Vous retrouvez les trames sons et vidéos qui pourront être multipliées. Avoir plusieurs trames vous permet par exemple d’afficher simultanément 4 vidéos ou images, de réaliser des fondus ou d’ajouter des effets spéciaux (explosion, fumée…)

Ce logiciel vous permettra de travailler avec une précision infime (de l’ordre du dixième de seconde) et vous propose un très large choix d’effets et transitions qui, une fois retravaillés par vos soins donneront un nombre de possibilités presque infini.

Les gentils programmeurs de chez Sony ont fait en sorte que leur bébé puisse tourner sur un maximum d’ordinateurs. Il nécessite donc un peu plus de ressource que Windows Movie Maker mais cela reste très raisonnable. Seul les « petits » ordinateurs portables ou les très vieux ordinateurs ne seront pas capables de l’exploiter.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient exploiter le maximum de ce logiciel…bon courage ! Comme vous pouvez le voir ci-dessous, Végas vous permet aussi de travailler en détail sur vos images/vidéos. Vous pourrez, si vous en avez le temps et la patience, détourer un élément ou une personne pour le sortir de son contexte et le replacer dans un autre décor. Je m’explique, vous avez une vidéo de votre meilleur ami chantant un verre de rouge/blanc/rose (je ne souhaite blaiser personne) à la main. Grâce à ce logiciel vous pourrez découper votre ami et le faire chanter avec en arrière fond un décore complètement différent qui pourra aussi bien être une plage des caraïbes que…la lune.

Je conseil donc ce super logiciel (non je n’ai pas été payé pas Sony) pour ceux qui se lassent un peu des montages de base et qui souhaiteraient encoder des vidéos plus « pro », plus propres et plus originales.

Un petit exemple de ce que vous pouvez faire après quelques semaines de pratique :

http://www.youtube.com/watch?v=97PvC2voRew

Venons en maintenant au point noir de ce logiciel, son prix. Comme vous pouvez l’imaginer, rares sont les personnes qui se lancent dans ce type de création, le logiciel n’est donc pas distribué à très grande échelle. Cependant et heureusement pour vous les prix varient fortement selon l’obsolescence des versions. Et très franchement il n’y a pas d’énormes différences entre la version de 2011 et la version de 2008. Comptez donc environ 120€ pour une ancienne version (la version 9.0 est topissime !) et 600€ pour la dernière version (11.0)  qui, comme je vous le dis ne vaudra pas vraiment l’achat sauf si vous êtes des fashionvictims.

Pour en finir avec Végas, la première prise en main risque d’être pour le moins difficile. Mais, après seulement quelques heures de pratique et l’encodage de vos premières vidéos, vous commencerez à prendre un pied d’enfer ! Si vous cherchez des info sur comment réaliser tel ou tel effet, demandez à youtub ! Vous y trouverez pleiiinnnn d’explications dans toutes les langues avec des démonstrations à imiter en direct. En plus les geek qui commentent sont souvent très drôles.

Vous pensiez être un maître du montage en maniant Végas à la perfection (après des mois de montage intensif et 4 ou 5 visites chez votre ophtalmo ?

FAUX ! Il existe encore plus fort !

Pour les fous du montage : Le Binôme Adobe Première Pro – Adobe After Effets

Cette simple capture d’écran d’efter effect, qui n’est pas de moi, donnerai déjà mal à la tête à un Doliprane !

A eux deux ils forment La Romanée Conti et le Richebourg du montage vidéo ! Ce sont des logiciels très chers dont il sera presque impossible d’exploiter toutes les possibilités. Votre ordinateur devra par ailleurs « bombarder » pour pouvoir les faire tourner.  Ils sont utilisés par les studios de cinéma et les professionnels du montage. Pour ces raisons je ne vous les décrierai pas ici. D’une part car se serait trop long et d’autre part car je n’ai pas la prétention de pouvoir le faire correctement. Si vous arrivez jusque là je vous conseil plutôt d’aller vous renseigner sur des blogs ou des tutoriels sur Youtub.

A vos PC, 3, 2, 1 GEEKEZ !!!

Christophe Coquillat

        Tout comme le roman d’André Maurois, le meilleur titre possible à donner à la Bourgogne est celui de Climat, bien sûr… et je ne parle pas du climat plus qu’arctique qui s’abat en ce moment dans la région mais bien évidement de la notion bacchusienne de climat, celle qui présente sa candidature au patrimoine mondiale de l’UNESCO.  Quand les appellations d’origines ont été instituées dans les années 30 (et oui c’est récent !), chaque vignoble a du choisir la clé de voûte de son modèle. Le Bordeaux, ardent défenseur du libéralisme lors de la révolution, opta bien évidemment pour la propriété ; la Champagne, forte de son unicité de nom sur un vaste territoire, opta pour la marque ; et la Bourgogne, terre de seigneurs, d’histoire et de terroirs, choisit le climat.

Le site internet www.climats-bourgogne.com définit ce « climat » comme «une parcelle de terre précisément délimitée, connue sous le même nom depuis plusieurs siècles, et dont l’emplacement précis, le sol, le sous-sol,  l’exposition, le microclimat, l’histoire forment  l’identité de ce terroir ou de ce cru ».  Et là, tout comme vous, je me pose une question :

          MAIS POURQUOI APPELER CETTE NOTION CLIMAT ?!

Des mots comme « cru », « diversité » ou « écotone » (tous à vos Larousse!!! ou wikipédia si vous n’avez pas connu le support papier…) auraient tout aussi bien pu traduire ce concept et ce, sans faux semblant.  Le fait même qu’il faille expliquer ce concept sur la première page du support web de la candidature « des climats de Bourgogne » au patrimoine mondiale de l’UNESCO, montre bien les difficultés de compréhension de ce concept par les consommateurs. Dans leurs têtes (comme dans la mienne avant d’arriver ici) le mot « climat » prend une définition météorologique, il y a donc déjà une confusion quant à sa signification, comme le confirme la petite vidéo suivante…

Cependant il faut rendre à la Bourgogne ses lettres de noblesse et reconnaitre sa singularité et son extraordinaire diversité vinicole. On a souvent du mal à comprendre comment un simple chemin séparant deux vignes peut distinguer deux types de vins, deux qualités. Ainsi le consommateur dit-on, y perd parfois son latin. Pourtant, à Meursault, les Perrières ne sont pas les Charmes, ni les Genevrières, ni les Santenots, ni les Caillerets, ni les Poruzots. Et encore, je vous passe les multiples propriétaires…Mais un bon dégustateur affuté, amateur de Meursault, saura tous les reconnaitre et appréciera chacune des nuances qu’apportent ces climats. Cette apparente complication offre donc à l’amateur la joie unique de l’infinie découverte, le plaisir subtil de la comparaison et surtout le bonheur d’apprendre. Nul part ailleurs, les différentes facettes d’un cépage ne sont autant explorées. Il y a en Bourgogne une volonté unique: faire du vin oui…mais le faire bien! Comme nous le rappelle notre aimable passant “là où les autres baissent les bras, le bourguignon lève le coude“…

Bon apéro et à bientôt!

Rédaction: Julien Forat

Vidéo: Armand de Gerard et Alexandre Abel

Voilà une belle fresque qui reprend les codes, certes déjà connus, des drames familiaux;

Voir « les maitres de l’Orge » que je conseille également…  « Château Bordeaux » est en tout point de vue très bien réalisé. Les dessins sont « top » et l’atmosphère décrite des vignobles Bordelais sonne juste. L’histoire nous tient en halène tout au long de ce tome 1… Ce récit bien documenté sur l’univers  des domaines et négoces, ravira tous les amateurs de grands crus et d’embrouilles familiales. Une BD, qui accompagnée d’un bon verre de Médoc m’a fait passer une bonne soirée. Vite le tome 2, en espérant que la Bourgogne s’invite au bal ! Affaire à suivre…..

Scénario: Corbeyan
Dessin: Espé
Couleurs: D. Fogolin
Préface de M. Rolland

                                                                        Laurent Noyer

Un des buts de ce blog est de faire connaitre le monde viticole aux jeunes amateurs. J’aimerais donc lancer le sujet de « vins du monde », pour élargir un peu notre vue et connaitre ce qui se passe autour de nous. Je vais commencer donc avec les vins hongrois. Non seulement parce que je suis hongrois mais aussi parce que je crois que la Hongrie a un grand potentiel de se lancer sur le marché international des vins et spiritueux.


La superficie viticole hongroise n’est pas plus grande que celle des Côtesdu Rhône, c’est-à-dire 80.000 hectares. Depuis le communisme, les plantations ont fortement diminuées et aussi dues aux arrachages dans la dernière décennie. Cependant, on a vu une forte augmentation de la qualité des vignobles et aussi dans les vins. Qu’est ce qui s’est passé? La Hongrie a perdu un énorme marché soviétique en 1990 qui a causé la chute de la filière. (Dans l’époque très industrielle.) Durant les vingt précédentes années, 2 modèles ont survécu et se sont développés : Les entreprises familiales, en tirant d’avantage d’oenotourisme et une surdemande intérieure et les grands investissements par des sociétés hongroises et étrangères (voir les sociétés françaises à Tokaj). Comme les vignobles étaient fortement sous-cotés, les domaines évolutifs ont vite racheté les meilleurs climats et caves. On peut bien distinguer les premiers grands pionniers des vins hongrois qui ont poussé toute la filière sur le chemin du développement: Gere, Bock, Tiffàn dans la région de Villàny ; Takler, Heimann à Szekszàrd ; Szeremley, Figula, Garamvàri au Lac Balaton ; Vincze, Thummerer, Gàl à Eger ou bien Disznokô, Hétszôlô, Kiràlyudvar, Royal à Tokaj.


Aujourd’hui il y a une vingtaine d’excellents vignobles dans chaque région viticole. Après une période initiale (recherche du chemin, du style et aussi d’un financement durable) la Hongrie viticole est récemment entrée dans une période beaucoup plus stable et rassurante. On peut trouver aujourd’hui des vins excellents ayant des styles très intéressants. Le Tokaj vit la renaissance des vins blancs secs extrêmement qualitatifs. Le lac Balaton et le Nord-Ouest produisent des vins dans un style “Alsacien” mais avec une acidité très élégante. Villany et Szekszard ont comme but de tenir tête aux plus grands vins rouges du monde et Eger s’est lancé dans la production des vins de garde très élégants, en rouge et aussi en blanc.

Je recommande donc à tous les jeunes lecteurs d’organiser des voyages dans ce pays des merveilles et de déguster les grands vins du bassin des Carpates.

par Zsombor Gal

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